dimanche 4 décembre 2016

il y a le thé puis le thé et encore le thé, sans oublier les belles rencontres

Ce vendredi, pas de thé dans LE calendrier de l'Avent, 
mais bien un objet très utile pour aller faire ses courses théinées, cela tombe très bien, je vais demain au Fossé fleuri, mais je me pose une question : sera-t-il assez grand ?...
Il fait sinistre et froid ce matin, j'aurais bien besoin d'un thé réconfortant mais je n'ai pas le temps, j'ai avancé mon départ d'une heure sinon je ne pourrais pas voir une amie de thé et j'y tiens quitte à braver cette froidure. 
Juste le temps d'ouvrir la fenêtre du jour, je verrai ce soir ce qu'elle cache. 
Me voilà sur le quai juste à temps pour monter dans le train. 
Je suis frigorifiée en arrivant ici, je suis pourtant chaudement habillée mais ce lieu enchanteur n'est pas à côté de la gare... Accueillie par une Martine toujours aussi chaleureuse 
et bonheur de revoir l'autre Martine ! Rencontrée en "vrai" lors de cette fabuleuse soirée :
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2016/09/une-fin-de-mois-flamboyante.html
Nous partageons ce fameux 
Scandale en évoquant ce mémorable repas au cours duquel elle a rencontré Guillaume qui lui a laissé un souvenir profond, elle a encore en mémoire la façon dont il lui a parlé avec passion de ses créations et de sa vision du monde du thé. Merci chère Martine pour ces moments si riches, hors du temps, tu m'as aussi beaucoup appris sur les parfums... d'antan, et rassurée sur la qualité de mon odorat, mais si je pouvais avoir ta mémoire olfactive ! Le temps passe trop vite malheureusement mais nous nous reverrons, c'est certain... après l'hiver ! Ouf, je ne suis pas la seule à ne pas l'aimer. Comme apéritif, je vais prendre un Lancang cha Chang Zi, un Pu Er violet griffé Olivier Schneider. 
Je suis très émue et impatiente de goûter à nouveau ces belles, à tel point que je l'ai laissé infuser trop longtemps. 
Mais même s'il est un peu trop astringent, je me rappelle LA surprise liée à ce thé qui m'était alors inconnu, elle m'avait touchée au-delà des mots:
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2010/09/une-journee-pleine-de-surprise-que-du.html
Alors quand Olivier a fait paraître sur FB, une belle tige de cette couleur si particulière, je me suis empressée de demander à Martine si par hasard elle avait ce fameux thé. Tout en le savourant avec émotion, je lui raconte son histoire. La boutique se remplit, elle me quitte alors 
mais je suis loin d'avoir terminé.
Les Belles, infusées correctement cette fois, sont loin d'avoir tout donné. 
D'autres beaux souvenirs me reviennent en savourant ce nectar :
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2010/10/encore-un-beau-cadeau-le-wang-bing-ou.html. Émotions gustatives intenses associées à ces beaux gestes, si généreux. 
Envie d'aller m'aérer un peu, le soleil et la belle lumière revenus, en attendant d'autres amis chers. 
J'achève le
Lancang cha Chang Zi qui est moins fougueux après toutes ces infusions. 
Elles ont encore beaucoup à donner ces Belles 
mais mes amis sont là ! Ils veulent absolument découvrir les thés de Noël, l'essai est concluant, 3 des 4 vont très vite se retrouver sous le sapin,
il n'y en aura pas 4 parce que Mich aime autant le rooibos que moi mais elle a pris la bougie rooibos (j'ai aussi craqué mais pour
On va se revoir, parce que j'y compte bien ! Et je sens que ce ne sera pas la dernière...). Elle note consciencieusement la composition de chacun de ces thés gourmands. Les conversations, très éclectiques, vont bon train : Luc, tu m'as presque convaincue au sujet de la luminothérapie, j'en connais un qui, si je conclus l'affaire, sera le plus heureux des hommes depuis le temps qu'il me tanne d'aller en chercher une ! Ils ont aussi raconté à Martine les exploits de Largo, leur bébé chien de ... 65 kilos qui a (entre autres) aménagé à sa façon le magnifique jardin zen de Michelle, dommage que je ne puisse pas illustrer cet exploit... On papote, on savoure et le temps passe, il est temps que je quitte ce paradis
mais pas sans ce précieux sac qui pourrait faire penser à la hotte de saint Nicolas. Salut mes chéris, à bientôt, merci pour ces moments riches et si précieux. 
En sortant du paradis, ô surprise ! 
Le grand saint est là 
dans sa calèche
tirée par un beau cheval. 
Beau spectacle qui émerveille petits... et grands ! 
Un dernier regard admiratif à cette belle bête et un petit coucou à père Fouettard n'en déplaise aux tarés qui voudraient le supprimer arguant que c'est du racisme !
Je suis bien à temps pour prendre le train, j'avais retenu qu'il partait à 16 heures moins le 1/4 sauf qu'il est en réalité à 16h 15, erreur (une de plus) de mes neurones en mode hiver... Plutôt que d'attendre à l’intérieur, et attirée par l'odeur gourmande, je me suis offert une gaufre chaude, cela faisait des lustres que je n'y avais plus goûté, c'est très sucré. Le train est arrivé,
je m'installe LA hotte bien en évidence 
  et le bouquin que je veux absolument terminé avant d'arriver, j'ai d'ailleurs décidé que je ne quitterais pas ce train avant de l'avoir terminé, à Ottignies il y a 15 minutes de battement entre la correspondance. Arrivée à la gare de Rixensart, mission accomplie, ouf mais je n'ai pas changé d'avis, je n'ai pas aimé, mais je me suis accrochée ! Par contre, la gaufre chaude me reste sur l'estomac, cela m'apprendra à être gourmande. Je retrouve mon mari avec plaisir, je lui ai acheté du chocolat noir au
Fossé fleuri Mais je refuse de lui montrer le contenu de la hotte, s'y trouve entre autres ce que saint Nicolas lui réserve... Je lui raconte ma journée pendant le souper auquel je ne touche pas, j'ai trop mal à l'estomac, et cela m'évitera de parler la bouche pleine, j'ai juste envie de boire. 
Je choisis le
Laponic Herbes insolentes
créé justement pour apaiser les excès... 
Apaisantes aussi ces voix si pures. 
En savourant ce nectar sucré, je pense à ma chère Fabienne qui le connaît bien et qui m'a confirmé ses bienfaits. Et petit à petit effectivement cette lourdeur disparaît ou plutôt elle se déplace sur mes paupières, je dormirai bien après cette journée magique. 
Levée tôt pour un dimanche, je vais ouvrir la 4e fenêtre du calendrier, elle contient un thé de Ceylan que je ne connais pas, pas plus que ce
Je ne sais quoi, il est trop tôt d'autant que le sol est couvert de givre, un temps à retourner sous la couette ! 
Maintenant même si le ciel est bleu, le sol est blanc et la batterie de mon appareil est faible, pendant qu'elle se recharge, je prépare le matériel pour infuser le
Lancang Cha Chang Zi, le fameux thé violet redécouvert hier. J'aime ce rituel du gong fu, il m'apaise et m'aide à vivre intensément l'instant comme si plus rien d'autre n'avait d'importance... Je dois malheureusement m'en extraire pour aller au Comptoir bio, s'il me reste encore des fruits, je n'ai plus aucun légume frais. C'est le rêve de faire ses courses le dimanche, quasi personne sur la route et le temps de papoter avec les initiateurs de ce lieu d'excellence qui ont choisi de décaler leurs jours de repos à lundi et mardi. Accueil personnalisé, produits de grande qualité, beaucoup de légumes oubliés, graines et fruits secs, le tout bio, bref tout ce que j'aime, cela donne envie de cuisiner. 
Cet après-midi, retour dans mon cocon pour écouter le deuxième CD de chants grégorien 
et inaugurer le
Laponic white qui manquait à ma collection.  Composition surprenante et osée: sur un thé blanc, cèdre, basilic et mûres ! 
Après 10 minutes dans une eau à 80°, voilà le résultat. Je le savoure avec gourmandise en repensant à ce que Luc en a dit hier, il trouvait le temps long avant de le goûter tellement il sent bon. J'ai alors conseillé à Mich de lui préparer le
Laponic green en attendant. Mélange harmonieux aux saveurs complexes mais tellement équilibrées. 
Les feuilles infusées dégagent un vrai parfum de cèdre, le même que celui qui est dans mes placards de linge et dans mes penderies sous forme de cœurs, remède naturel pour chasser les mites qui détestent cette odeur ! En résumé, un premier week-end de décembre comme je les aime, MERCI à vous qui m'offrez de tels moments, la vie est vraiment pleine de grands bonheurs. Je vais poster mon billet puis, je continuerai à infuser le
Pu Er violet , belle soirée en perspective!

jeudi 1 décembre 2016

Hiverner pas encore... pas avant le 24!

Malgré une belle lumière, un air vivifiant, habillée comme pour affronter les Pôles, j'ai été gelée toute la journée de ce dernier jour de novembre. D'autant que j'ai dû sortir plus longtemps que prévu, d'abord pour aller faire des courses en oubliant non seulement ma liste mais aussi mon portefeuille ! Comme chaque année mes neurones me lâchent à cette période. Heureusement, je suis connue dans ces deux magasins et ils ont accepté de me faire crédit. Je comptais une fois rentrée ne plus bouger. C'était sans compter sur l'appel au secours de mon amie, ce ne sont pas ses neurones qui étaient en cause mais son chauffage qu'on devait venir réparer entre 10 heures et midi. Elle venait d'apprendre que le réparateur ne passerait "qu'en cours d'après-midi", elle ne pouvait donc pas quitter sa maison et m'a demandé de lui apporter soutien moral et assistance théinée en échange de petits gâteaux qu'en fine pâtissière elle a toujours chez elle! Je lui ai donc amené un thé qui réchauffe et qu'elle adore, le Scandale griffé ThéÔdor. Je ne suis pas restée très longtemps de peur d'attraper la mort sauf que je ne parvenais plus à mettre la main sur mes clés de voiture. Elle a un jeune chien fou qui attrape tout ce qu'il peut, nous l'avons donc soupçonné en essayant d'imaginer où il aurait pu les mettre. Elles étaient introuvables... Normal, je les avais laissées sur le contact, autre signe que mes neurones sont en hivernage... Après être allée payer mes dettes du matin, je suis rentrée épuisée et transie de froid. Je retrouve avec plaisir mon refuge. 
Et une envie de ce thé d'hiver, le Kyo-Bancha griffé Azumaya.
En attendant saint Nicolas, 
j'ai installé LE calendrier de l'Avent, encore intact. Je sais que les sales langues seront étonnées de cet acte quasi héroïque pour la curieuse que je suis, mais plus qu'une fois dormir et je serai récompensée de cette patience que j'ai cependant si peu ! 
le parfum envoûtant des mimosas reçus de mon mari pénètre mes narines, un peu comme un doux rayon de soleil, la chaleureuse saveur de l'infusion commence à me réchauffer, heureusement parce qu'il est temps d'aller préparer le souper. 
Ce 1er décembre, il fait très gris, je sens que je vais passer la journée dans mon cocon. 
Je n'ai pas de cutter, mon petit canif suisse fera l'affaire. 
Je ne dirais pas que je suis comme une enfant le matin du 6 décembre découvrant les jouets du Grand saint, mais je suis impatiente quand même. 
Et là... que dire ? Je ne m'attendais pas du tout à cela, je n'aime vraiment pas le Rooibos mais je le goûterai quand même, sait-on jamais ce qui se cache derrière ce
Marabout...
En attendant, j'ai envie de voyager dans le Yunnan avec ce
Qing Shui Hong griffé Les Feuilles vertes
au son de cette musique ouïghour qui me prend aux tripes...
Plaisir des sens dans ce lieu protégé des bruits du monde. Un peu de cuisine à présent dans cet autre lieu que j'aime, d'autres sensations encore avec ces parfums gourmands. 
  Pour me mettre dans l'ambiance de cette fête que j'aime, dans les oreilles, des chansons de Charles Aznavour, 
dans le nez, ces parfums surprenants du
Laponic black qui sortent de leur écrin.
Pendant que ce thé si spécial infuse, j'allume la bougie, cadeau de mes deux généreux donateurs que je remercie et pas que pour cela (= message codé...). 
Je suis impressionnée par la douceur des parfums, j'avais un peu peur parce que la plupart des bougies parfumées dégagent une odeur trop forte, mais ici, rien que de la douceur et un léger crépitement, la mèche est en bois, encore une innovation ! 
Belle harmonie entre parfum et saveurs inédites de ce breuvage : sur une base de thé noir assez corsé, 
des notes de mousse de chêne, ce lichen qui ne pousse que sur cet arbre majestueux que j'ai la grande chance d'avoir dans le jardin, il me donne son énergie. Le mélange contient aussi des feuilles de romarin et des canneberges. Tandis que je savoure ce breuvage, j'essaie d'imaginer comment je pourrais l'utiliser en cuisine, peut-être avec de la betterave ? A tester. Retour en cuisine pour finaliser le velouté de potimarron dans lequel j'ai fait macérer des feuilles de romarin... Et pourquoi pas une prochaine fois, préparer ce potage avec le
Laponic black ? Après-midi, séance lecture et pour l'accompagner la surprise du matin, un sachet de Marabout.
En ouvrant l'emballage, un parfum de caramel chatouille mes narines. 
En humant la tasse, parfum de tarte tatin, un dessert que j'aime, vais-je être conquise, cela promet semble-t-il. Malheureusement, là s'arrête mon enthousiasme naissant : si je retrouve vaguement ce que mon nez a perçu, il y a ce goût que je n'aime pas et qui domine, dommage. 
Il reste deux mousselines, rien n'est perdu, j'en connais une qui va aimer... Vivement demain pour découvrir la suite. Je vais retourner en cuisine pour préparer une mousse ou un houmous de betterave avec
Laponic black, je suis curieuse de découvrir le résultat.