dimanche 10 décembre 2017

Quatre jours très particuliers...

Quelle fin de semaine, entre tristesse et bonheur de l'Amitié. Ces jeudi et vendredi ont été pour moi deux jours assez surréalistes : entre jeudi soir et vendredi après-midi, près de 7 heures passées devant ma télévision, et sans presque boire de thé... Mais avant cela, j'ai passé la journée dans mon cocon, très énervée par l'omniprésence médiatique de l'idole des jeunes, il faisait encore plus de bruit mort que vivant ! Il n'était pas la mienne, je ne l'ai jamais aimé et je faisais exception apparemment. Mes "idoles" à moi chantaient sans hurler, pour ne citer que les principaux: Brassens, Brel, Ferrat, Reggiani, Moustaki, Montand, mais aussi, de l'autre côté de l'Atlantique, Simon and Garfunkel et surtout Harry Bellafonte, qui se souvient encore de ces 3 belles voix qui, sans que je comprenne les paroles de leurs chansons, faisaient vibrer mon âme, je n'ai malheureusement pu les réécouter, je n'ai que leurs disques vinyl. D'abord jeudi soir dans LGL, une émission que je suis très régulièrement, un Hommage à Jean d'Ormesson, émotion intense en entendant parler de lui par cette palette de gens si brillants : Bernard Pivot, Amélie Nothomb, Dany Laferrière, Sylvain Tesson, Eric Orsenna. A commencer par sa fille Héloïse qu'il chérissait tant. 
Elle nous a fait le cadeau immense du dernier écrit de son père, quelle générosité et surtout quelle bonne nouvelle, non pas un mais deux livres à paraître... C'est François Busnel qui a lu ces derniers mots avec ce timbre de voix qui rend les choses si vivantes. MERCI à lui d'avoir initié cela de manière si sobre et si vraie. Et puis, la zappette a-t-elle compris que j'en redemandais, je croyais avoir poussé sur éteindre, j'ai atterri, au sens propre parce que j'avais la tête dans les étoiles, sur Fr3, j'ai passé la fin de cette merveilleuse soirée avec J.d'O sur le Divan et j'ai découvert encore une autre facette de ce grand Monsieur, en début d'émission ses yeux bleus sont devenus dur et sa voix cassante prévenant qu'il ne répondrait à aucune question concernant une épisode douloureux de sa vie privée : "Je l'ai écrit, je n'en parlerai pas" Pendant le reste de l'émission, il est redevenu lui-même, EPATANT... 
Vendredi, le temps de découvrir ce lapinou orange, je file faire mes courses, je dois être rentrée pour 11 heures, je veux assister à l'Hommage national à l'Immortel, pas le temps donc de préparer ma drogue, eh oui. 
Le ciel de ce jour était bleu, bleu comme ses yeux. La cérémonie était solennelle et sobre à la fois. Le discours d'Emmanuel Macron était particulièrement dans le ton, avec en point d'orgue, pour répondre au souhait de Celui qui en a consommé tellement, le dépôt d'un crayon à papier sur son cercueil. 
Une journée tout en contraste, avec toujours le bleu profond du ciel. 
Samedi, je vais quitter mon cocon mais d'abord ouverture de la neuvième fenêtre du calendrier : Glutton boy et sa maman je suppose... 
J'ai peu de temps mais je prends le temps de savourer ce nectar, un
Laponic vert:dans mon cocon un parfum de pin se dégage de la bougie, et dans la tasse la même saveur. J'en infuserais bien une autre théière, mais le temps presse... 
C'est transie de froid que j'arrive enfin au paradis, 
accueillie par Maryse et Martine, cela me réchauffe avant même de franchir la porte. 
Apéritif : pour Maryse, un scandaleux
Scandale et pour moi un Sencha Uraka à la saveur subtile avec des notes de gazon, d'embruns iodés mais aussi celles très douce du beurre. 
Oui, elle est pour moi ! J'en ai cassé deux, ce n'est donc pas un achat compulsif mais bien de compensation!
Un incontournable, un autre lieu de tentation... Et Pipelette évidemment qui tient à la main une bombe ! Elle m'avait conseillé d'imperméabiliser ma nappe de Noël, je vais donc chercher de quoi dans une droguerie en expliquant à quoi elle va me servir mais la vendeuse, assez revêche, m'explique que j'ai certainement mal compris, qu'elle ne sert que pour les vêtements et le cuir. J'ai donc amené l'engin à Namur et Pipelette m'a bien confirmé que c'est ce que je devais employer. Avec ces deux-là, je peux vous dire qu'on ne risque pas de s'ennuyer... ni de revenir les mains vides, j'ai repéré deux tissus qui iraient très bien dans mon cocon, mais j'ai besoin de l'avis éclairé de Nathalie, ce sera je l'espère pour bientôt. 
Encore un incontournable,
Bao Bao et un repas tout vapeur, de l'entrée au dessert : 
Les paniers se sont vidés sans qu'on s'en rende vraiment compte, MERCI Maryse d'avoir choisi cette formule, j'en redemande ! 
Par contre, le dessert nous a un peu moins plu, il faut dire que nous étions repues ! Retour "à la maison" pour le dessert du dessert, un
Thé du Loup pour Maryse, un Scandale pour moi. 
A mettre sous le sapin jusqu'au 24... si possible ! 
C'est dans un très joli décor, 
accompagné de chants de Noël traditionnels 
que nous savourons ces derniers moments. 
Un rapide coup d'œil 
pour trouver un dernier cadeau et il est déjà temps de regagner nos pénates. J'ai attrapé mon train juste à temps, l'escalator et l'ascenseur étaient bloqués, j'ai donc dû grimper les escaliers et mon genou n'a pas aimé du tout et pourtant j'étais beaucoup moins chargée que d'habitude. Avant l'arrivée à Gembloux, le train s'arrête et une voix nous annonce qu'il y a un problème avec un passage à niveau, qu'il redémarrera "dès que possible" ! Mon genou me faisait mal, et je me suis énervée, à Ottignies, je n'ai que 5 minutes pour avoir la correspondance pour Hoeilaart, si je la rate je devrai attendre une heure dans cette gare sinistre. Mais le v'là qui redémarre lentement pour s'arrêter à nouveau quelques mètres plus loin. La voix annonce cette fois qu'il va devoir effectuer une manœuvre non prévue afin de pouvoir reprendre son trajet normal. Heureusement, j'avais aussi acheté du chocolat chez Martine, cela m'a empêchée de "pèter un cable" ! Enfin après de très longues minutes, il repart enfin et la voix nous informe qu'il arrivera an gare d'Ottignies avec 1/4 d'heure de retard ! C'est les larmes aux yeux qu'à la descente de ce train maudit, j'aborde un agent SNCB pour lui demander ce que je dois faire pour rejoindre Hoeilaart le plus vite possible. Il penche la tête et m'annonce que celui que je devais prendre a eu du retard, qu'il s'apprête à repartir et il file pour l'arrêter, C'était 3 voies plus loin et j'ai dit que je ne pourrais jamais y arriver et là j'ai su que j'avais affaire à un Ange : Non seulement il a arrêté le train mais il a fait rouvrir une porte pour que je puisse y monter. Malheureusement, c'en était trop pour mon genou qui m'a lâchée et je suis tombée. L'Ange m'a alors rassurée, me disant que j'aurais ce train, et il m'a aidée à remonter dedans, mon genou en feu me faisait horriblement mal, mes larmes coulaient toutes seules mais il ne m'a pas quittée et a même demandé au conducteur d'arrêter le train le plus près possible de la rampe d'accès à Hoeilaart. Je lui étais éperdue de reconnaissance, je lui ai demandé son nom pour le signaler à son employeur, d'abord réticent me disant que c'était son travail, il a fini par me le donner. Sans lui, je ne sais pas comment j'aurais fait d'autant que pour faire les +/- 500 mètres entre le quai et ma voiture, j'ai mis exactement 14 minutes... Je me sentais un peu nauséeuse en rentrant, mon mari m'a trouvé une mine épouvantable qu'il a mis heureusement sur le compte de la fatigue, ce qui m'a évité de devoir parler de mon genou. Il voudrait que je me fasse opérer, ce que refuse catégoriquement, je m'y résoudrai quand je ne pourrai plus marcher du tout, et encore... Je n'avais qu'une envie, me retrouver dans mon cocon. 
Et me remettre dans l'ambiance chaleureuse de ce lieu qui me fait tout oublier sauf l'essentiel, ma drogue, comme ce matin un
Laponic vert et cette bougie qui diffuse des senteurs de pin. 
Infusé dans cette théière de circonstance sous l'œil rieur de Glutton boy. Je retrouve peu à peu ce calme qui m'avait quittée après une si belle journée...
Ma chère Cathy, ta commande t'attend !  Quant à mes achats, très raisonnables, le déballage sera pour demain, je vais aller dormir avec les poules... Ce dimanche matin, une forte envie de rester sous ma couette, 
comme si je me doutais 
de ce qui m'attendais ! 
Cernée de toutes parts par ce manteau blanc qui me fait frissonner. 
Mais la curiosité est plus forte, et ce que je découvre là derrière cette dixième fenêtre (déjà), me donne envie de tester cette bûche, malheureusement, je n'ai pas tous les ingrédients! Ma chère Cathy, cela va certainement inspirer Koji, et toi avec des ingrédients adaptés... 
Pour me consoler, ouvrir un écrin, celui du
Laponic blanc
allumer la bougie assortie dont le parfum très subtil commence à se répandre tandis qu'infusent les feuilles aux notes de cèdre, de mûres et de basilic. 
Baptême de ma nouvelle théière et son mug assorti, en harmonie avec cette nappe. Une pensée à Pipelette qui me l'a préparée le jour-même où je j'ai choisie ( http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2017/11/du-cauchemar-au-reve-eveille.html) Depuis, ce lieu qui renferme des trésors, est un incontournable... Et elle a fait des petits, n'est-ce pas Maryse, j'attends les photos ! Avec une deuxième théière, des cantates de Noël, plaisir des sens, une fois encore. 
Passé midi, la neige a cessé de tomber, mais aucune envie de m'attarder là. 
C'est l'heure du
Matcha, un apéritif revigorant. 
Ce chawan me rappelle une merveilleuse rencontre avec mon généreux donateur : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2009/09/kyusu-ou-horaisan-non-kyusu-et.html MERCI Olivier, c'était magique ! A quand la suivante ?... Et la
Mousse de Jade
ressort tout aussi bien. La batterie de mon appareil doit être rechargée, les miennes sont rechargées grâce à l'évocation de ces souvenirs mais je sens que je dois mettre la pédale douce si je ne veux pas que mon genou recommence à faire des siennes. MERCI à vous qui jonchez ma voie du thé d'autant de petits cailloux à la saveur intense de l'Amour et de l'Amitié... Dehors, le vent souffle vraiment très fort, j'espère qu'il n'y aura pas trop de dégâts, les rafales sont terriblement violentes.

mercredi 6 décembre 2017

15 ans après, une merveilleuse fête avec la venue de saint Nicolas, le vrai!

Trois jours, il m'a fallu trois longs jours pour me remettre de la visite de saint Nicolas en personne , et encore je ne suis toujours pas à 100%. C'est la première fois vraiment que j'ai senti que la vieillesse s'était emparée de mon corps... 
Et pourtant, la pleine-lune a d'habitude sur moi un effet bénéfique... Le lendemain de la veille, après une nuit blanche tellement j'avais mal partout, j'en ai oublié d'ouvrir la fenêtre de mon calendrier de l'Avent. Comme chaque matin, je prends une douche je m'allonge sur mon lit quelques minutes... qui ont duré 5 heures ! En fait, j'ai été réveillée par une désagréable odeur de peinture, je descends voir et c'est de nouveau le B... dans le living, mais maintenant ça m'est assez égal, je ne compte recevoir personne ou alors dans mon cocon. Mais cette odeur me donne mal à la tête et déforme le goût des aliments, je me passerai donc de thé. Heureusement, ils termineront aujourd'hui. 
Avant d'aller dormir, après une journée sans goût et donc sans thé, un dernier regard à celle qui continue sa route autour de la maison. 
Ouverture de 2 fenêtres du calendrier, les petits sachets précieux posés dans ma boîte à trésor, j'infuse un
Daehsan Nokcha aux notes très douces et fleuries. 
Je n'ai pas choisi ce thé au hasard, je me suis rappelé une citation que j'ai extraite d'un article sur le Bouddhisme coréen :
"L'univers est une fleur et la fleur est dans la main de Bouddha". Ainsi dit le moine zen du monastère de Seonamsa en Corée du Sud en lien avec les mudras, les différentes positions des mains du bouddha". Je ne peux pas en dire plus malheureusement, je n'ai pas noté la référence de l'article. 
J'ai depuis samedi une main de Bouddha dans le frigo que j'aurais voulu utiliser plus tôt, mais... Très parfumée, notes d'agrume entre citron jaune et vert. 
Par contre, en contraste, la saveur de la chair est assez fade. On peut en faire mille choses, principalement avec la peau, notamment la confire, l'incorporer à un rizotto mais comme il n'est pas bio, je ne m'y risque pas. Par contre, au menu il y a du saumon et je vais le cuire avec les bâtonnets de chair, je pense que cela donnera une subtile saveur au poisson. Au journal de midi, j'ai appris le décès de Jean d'O, Je suis bouleversée, et j'ai ressenti un grand vide. Ce grand Monsieur à l'intelligence foudroyante, aux yeux bleus pétillants a accompagné ma vie depuis que j'ai eu le bonheur de le rencontrer à Paris au Georges V. J'étais assise dans le hall, je lisais
Au plaisir de Dieu quand j'entends une voix que je n'ai jamais oubliée, c'était LUI me disant avec un sourire désarmant et des yeux je ne vous dis pas : "Vous avez de saines lectures, mademoiselle". Je n'avais encore jamais vu sa photo (nous étions en 1975, j'avais 30 ans et à l'époque je n'avais pas de télé). Fascinée par ses yeux, je lui demande ... s'il l'avait lu. Eclat de rire de sa part, et c'est pétrifiée que j'ai entendu sa réponse ! J'avais choisi ce livre pour le titre qui m'intriguait mais depuis, j'ai lu quasi tous ses livres. 
Je suis encore sous le choc de l'annonce et j'ai passé une partie de la nuit à feuilleter quelques-uns de ses ouvrages et j'ai retrouvé un peu de sérénité mais aujourd'hui, c'est le Jour officiel de la venue du grand Saint, il faut que cette tristesse nostalgique fasse place au bonheur du présent ! La coutume veut qu'il arrive dans toutes les écoles maternelles et primaires du Royaume... Avant de relater avec émotion, sa venue privée ici, j'infuse d'abord un
Giddapaharta que m'a fait découvrir ma chère Carine à son retour d'Inde, j'en parle entre autres ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2017/08/de-la-tristesse-au-bonheur.html en imaginant la tête de petit Georges et de ses copains... J'ai hâte d'avoir son compte rendu. La sixième fenêtre du calendrier cachait 3 sachets de Darjeeling G.F.O.P. Retour vers le bonheur maintenant : 
Premier geste ce dimanche, découvrir le contenu du jour du calendrier, une boule de Noël dont je m'occuperai plus tard. 
J'aurai bien besoin d'un remontant pour aborder cette journée si particulière... un fabuleux
Matcha 
J'aime la couleur vert fluo de cette
Mousse de jade mais pas trop le temps de m'extasier, j'ai encore des tas de choses à préparer, 
à commencer par remplir les traditionnelles assiettes 
avant de les disposer sur la table 
Ainsi que la table des grands: des cœurs en massepain cuit pour Hsiaolin et moi et des spéculoos pour le père et le fils. 
Sur l'autre table, livres et jeux pour faire patienter les petits monstres. 
Un conte chinois pour Georges et Cyril 
et un conte japonais pour Yuka, cette adorable petite Princesse japonaise. 
Tout à coup, un hurlement: ils l'ont aperçu arrivant du jardin  et viennent le saluer, 
Yuka n'a pas lâché sa main avant qu'il ne soit installé et c'est elle, très volubile, 
qui présente ses amis à saint Nicolas 
qui a confié sa crosse au grand-père qui exécute sa tâche avec beaucoup de sérieux, tenir dans ses mains un des attributs de l'évêque de Mire, c'est pas rien... 
Ici, une page d'anthologie, saint Nicolas demande qui est le plus sage, seule la petite princesse a répondu (et je veux bien la croire).
Par contre quand il demande qui fait le plus de bêtises, personne n'a répondu... 
Vient enfin, 
le moment tant attendu 
la distribution des cadeaux. 
Georges a encore les mains vides 
mais saint Nicolas, qui a reçu sa lettre, 
dévoile à l'aide de Yuka 
son beau vélo rouge. 
"C'est exactement celui que je voulais" dit-il avec un grand sourire. 
Et les deux autres sont aussi ravis 
leur frimousse parle pour eux... 
Encore quelques mots avec les enfants sages, tandis que petit Dragon admire son cadeau. 
Mais voilà le quatrième larron. 
Georges s'adresse à nouveau au grand Saint, 
pour lui demander des informations techniques... 
Saint Nicolas doit partir mais d'abord la séance photo, la petite bande d'abord 
puis l'un 
après l'autre 
à commencer par la princesse. 
Et last but not least, mon petit Dragon. 
C'est pas tout ça, 
il est plus que temps de déballer les cadeaux, 
la joie des enfants fait vraiment plaisir à voir... 
Je suis tellement heureuse d'avoir à nouveau vécu ces moments idylliques... 15 ans après. Tu restes le vrai saint Nicolas, comme a dit la petite Sarah de l'époque : lors de ta deuxième ou troisième visite, elle vient me trouver :
"Tu sais quoi Nanny, je sais que c'est le vrai saint Nicolas qui est venu, et tu sais pourquoi" (non... pas encore). "Eh bien, tous les autres que j'ai vus me disaient "Bonjour ma petite fille" et ici il m'a dit "Bonjour Sarah" et ça Nanny ça veut dire que c'est le vrai saint Nicolas !"... Comme je te l'ai dit, tu es un super instit et je souhaite que tous les enfants en aient un comme toi. Tu n'as pas changé, tes yeux pétillent toujours autant, une seule chose a changé, tu t'es débarrassé de tes cheveux mais sous ceux de saint Nicolas, cela ne se voyait pas ! 
MERCI pour ce que tu as donné à ces enfants et à l'année prochaine ! 
Une séance grimaces 
d'abord un nez en clémentine 
et cela ne fait que commencer ! 
ici je devrais rappeler à petit Dragon qu'on ne joue pas avec la nourriture, 
mais aujourd'hui... 
Et puis en voyant le fou rire de Yuka, je ne veux pas casser l'ambiance ! 
Place à la créativité 
entre poésie 
et réalisme... 
avant l'heure du jeu collectif. 
Sous la direction de ma chère Hsiaolin 
qui rappelle les règles 
Le bolide va-t-il tomber se demande Yuka en se bouchant les oreilles ? Non ouf. 
Pendant que les gamins vont jouer à la guerre au jardin... Nous sommes sous le charme de cette petite fille, je suis éblouie par son niveau de français, et sans aucun accent. 
Retour au calme, il ne reste plus que les deux guerriers intéressés par l'histoire de saint Nicolas. 
Encore quelques moments en famille devant un très simple souper, personne à part petit Georges n'a vraiment faim. 
C'est quoi ça Nanny, ça sent le citron. Mais pas le temps d'approfondir, 
demain, c'est école, il est temps de rentrer à la maison, mais pas à vélo... 
Un peu la vedette, et pas peu fier ! 
Il ne se cache pas, 
il observe la mécanique... Bonne nuit petit Dragon, fais de beaux rêves ! 
Mon billet est terminé, une petite tasse de thé avant de le poster, un
Oolong lotus et un autre écrit de J. D'O : C'est une chose étrange à la fin que le monde. Quand mon mari m'appelle, Claude au téléphone. Petit Georges voudrait m'apporter des friandises de saint Nicolas, cela ne se refuse pas ! Une mise en scène orchestrée par un enfant très fier, on doit tous fermer les yeux et attendre qu'il dise de les ouvrir. 
Devant chacun de nous, une assiette bien garnie. Je suis très touchée parce qu'il faut bien le dire petit Georges n'est pas (encore) très partageur... S'ensuit le compte rendu détaillé de la visite du grand Saint dans son école. Et ses activités de l'après-midi : natation et tai kwan do, petit Dragon aime le sport. Cela creuse tout cela et il m'aide à préparer le souper, préparer une omelette spéciale : casser les œufs, y ajouter des épices japonaises (à défaut des taiwanaises... Hsiaolin au secours!), 
cuire les œufs dans une forme spéciale 
et déguster avec appétit. Et entre deux bouchées, une conversation un peu spéciale, il m'explique qu'avec son meilleur ami Cyril il joue tout le temps à la guerre,
"mais à la vraie guerre Nanny", joignant le geste à la parole, il pointe son pistolet (formé avec son pouce et son index, il n'y aura jamais d'arme même pour jouer ici). "Voilà Nanny, tu es morte". Ce petit garçon est suffisemment intelligent, je lui ai donc expliqué ce qu'est la vraie guerre, des papas et des mamans qui se battent pour de vrai avec des vraies armes. Et qui sont parfois tués. Leurs enfants ne les reverront plus jamais. Il a écouté attentivement, je suis certaine qu'il a compris... Plus surréaliste, J'avais descendu le livre dont j'ai parlé plus haut, il me demande de le lui lire... Je lui ai dit que le grand monsieur qui l'a écrit est décédé cette nuit. "Il était alors très vieux Nanny" Je lui donne son âge et il nous regarde tous les trois, vous aussi vous êtes vieux, vous avez des rides sur le front, moi pas, vous allez donc mourir avant moi. Eh oui petit Georges. Plus joyeux si on peut dire, surprenant en tout cas, sa vision des hommes et des femmes : nous les garçons, on est plus forts, les filles pas, toi non plus Nanny. 
Puis il croque dans un sujet en spéculoos et quand je lui dis qu'il n'a plus qu'un bras et une jambes le pauvre, il me répond du tac au tac que ça s'appelle un unijambiste et un manchot, 
comme l'autre saint Nicolas... Encore des moments riches en émotion... Le monde de l'Enfance est si touchant, si riche... Je m'y sens si bien !